Session B7 – (micro) plastiques dans les rivières


11:15

AUTEURS

COQUERY Marina, GATEUILLE David, GIRAUD Nathan, LELAY Soline, DARMON Gaëlle, GRUAT Alexandra, RICHARD Loïc, SABATTE Marie-Aurélia, MOURIER Brice

France

Résumé : A ce jour, il n’existe pas de surveillance pérenne pour la mesure des concentrations et flux de microplastiques transportés par les rivières. Les équipes de recherche emploient des méthodologies d’échantillonnage et/ou de laboratoires différentes, rendant ardue la comparaison des résultats et l’établissement de tendances spatiales ou temporelles à l’échelle d’un grand bassin versant. Le projet MicroPlasticRivers a pour objectif de comparer des méthodologies de mesure des concentrations et flux de microplastiques dans les rivières, depuis l’échantillonnage jusqu’à l’extraction et l’identification en laboratoire, et de proposer des méthodologies harmonisées. Cette étude a été réalisée sur le continuum du Rhône et ses affluents, qui bénéficie d’un réseau de stations de mesure sur le long terme (Observatoire des Sédiments du Rhône – OSR). Des échantillons « contrôles » de matières en suspension (MES) ont été préparés et partagés entre laboratoires afin d’évaluer les méthodes de préparation et d’analyse (µFTIR) et de comparer les résultats en termes de détection et de caractérisation des microplastiques. Plusieurs méthodologies de prélèvement des eaux de surface (filets, pompage, centrifugeuse en continu, piège à particules) ont été mises en œuvre simultanément sur plusieurs stations dans des conditions hydrologiques contrastées. Les résultats obtenus permettent d’évaluer les facteurs méthodologiques et environnementaux susceptibles d’expliquer la variabilité des concentrations observées.


11:35

AUTEURS

MIKUŚ Paweł, LIRO Maciej, ZIELONKA Anna, ZAWIEJSKA Joanna, HAJDUKIEWICZ Hanna

Pologne

Résumé : La pollution croissante des rivières par les macroplastiques exige une meilleure compréhension des mécanismes à l’origine des zones d’accumulation dans les systèmes fluviaux. Ces connaissances sont essentielles pour évaluer les risques environnementaux et organiser efficacement le nettoyage des cours d’eau. Une découverte clé indique que les embâcles en bois, composés de morceaux de bois et de sédiments, retiennent efficacement les macroplastiques, contribuant ainsi à la formation de ces zones d’accumulation. Cependant, les processus à l’origine de ces structures, appelées embâcles bois-plastique, restent largement méconnus. Ce cadre conceptuel propose d’explorer plusieurs questions: (i) comment les crues influencent-elles la formation et la remobilisation des embâcles bois-plastique? (ii) quels sont leurs schémas de formation dans les rivières aux morphologies variées? (iii) comment ces embâcles se comportent-ils dans les systèmes fluviaux? (iv) quels risques posent-ils à la faune riveraine? En synthétisant les recherches existantes, cette approche vise à approfondir notre compréhension des interactions entre les embâcles en bois et les macroplastiques. Elle cherche à soutenir une gestion environnementale plus efficace et à limiter l’impact de la pollution plastique sur les écosystèmes fluviaux.


11:55

AUTEURS

SABATTE Marie-Aurélia, MIAUD Claude, PEYRON Stéphane, DARMON Gaëlle

France

Résumé : Les microplastiques constituent une menace pour la faune des rivières. Les poissons d’eau douce peuvent constituer des bio-indicateurs de la pollution locale. Cette étude menée à l’échelle française a évalué l’ingestion de microplastiques par des poissons collectés pour la Directive Cadre sur l’Eau, qui ne prend pas encore en considération les impacts des plastiques en eaux douces. Un protocole standard a été développé pour extraire les microplastiques des systèmes digestifs (estomac et intestins) et identifier les types de polymères, avec un taux de détection élevé. Les résultats montrent une forte occurrence d’ingestion (91,84 % des poissons analysés) et une grande quantité de particules ingérées. Ces premiers résultats suggèrent une pollution plastique plus importante que prévu, avec des variations régionales qui seront précisées en analysant plus d’échantillons. Cette étude vise à mieux comprendre les facteurs influençant l’ingestion de microplastiques et à soutenir le développement d’un indicateur de la qualité des eaux douces basé sur l’ingestion de microplastiques.